Suite à l’attaque états-unienne du Venezuela, les condamnations se succèdent à gauche
L’information s’est répandue au petit matin, comme une traînée de poudre. Après un mois de menaces et d’escalades, le président des États-Unis d’Amérique, le néofasciste Donald Trump, a ordonné le bombardement de divers sites à Caracas ainsi que le kidnapping du chef d’état socialiste Nicolás Maduro. Successeur d’Hugo Chávez à sa mort en 2013, sa troisième réélection, en 2024, face au libéral Edmundo González Urrutia, avait suscité de lourdes critiques, notamment rappelées le 28 septembre 2024 place de la Révolution par des opposant·e·s en exil ou de la diaspora. À ces reproches, s’est ajoutée la question du narco-trafic, qui gangrène la région, ainsi que de l’accès aux immenses réserves de pétrole du pays, considérées comme les plus importantes au monde.
Rapidement, une partie de la gauche locale a réagi. À l’instar de Séverine Véziès (« la France Insoumise »), exhortant la France à « condamner sans ambiguïté cette violation gravissime du droit international », ou de Hasni Alem (« Parti Communiste Français »), dénonçant « les méthodes les plus brutales de l’histoire coloniale » et pour qui le Venezuela « rejoint la longue liste des pays livrés à la prédation et à la violence : Ukraine, Gaza, République démocratique du Congo… Partout, le même schéma se répète — la guerre, la confiscation des richesses, la loi du plus fort imposée au nom d’un ordre mondial injuste et déshumanisé ». Alors qu’une mobilisation était organisée ce soir à Paris, d’autres appels ont émergé, comme sur Lons-le-Saunier, à l’initiative de « LFI ».
Mise à jour du samedi 3 janvier à 23h45 : Les fédérations du Doubs du « Parti Communiste Français » (PCF) et des « Jeunesses Communistes » (JC) appellent à un « rassemblement contre l’agression américaine du Venezuela » le lundi 5 janvier à 18h00 place Louis Pasteur – Besançon.
Illustration d’en-tête : Aperçu du centre de Caracas, capitale du Venezuela, en 2013 – Oscar Costero/cc-by-sa-3.0.
