« Dénoncer l’agression de Trump, ce n’est pas soutenir Maduro »
Après l’attaque des États-Unis d’Amérique sur le Venezuela, une mobilisation était organisée ce lundi soir sur Besançon à l’initiative du « Parti Communiste Français » (PCF) et des « Jeunesses Communistes » (JC). Bien des références de gauche s’y sont rapidement associées, dont « la France Insoumise » (LFI), les deux tendances du « NPA », « Lutte Ouvrière », le « Mouvement de la Paix », ou encore la « CGT » et « SUD/Solidaires ». Une petite centaine de personnes étaient finalement présentes, déterminées, malgré le froid, à écouter les prises de parole, essentiellement axées sur le respect du droit international et l’autodétermination des peuples.
Que ce soit Marc Petronelli (JC/PCF), José Avillès (CGT) ou Séverine Véziès (LFI), le consensus était assez large sur la situation. Toutes et tous dénoncent ainsi l’invasion d’un pays souverain et le véritable kidnapping d’un chef d’état, afin de spolier les premières réserves mondiales de pétrole. « C’est une agression impérialiste, disons-le » clame la première intervention. Avant que les inquiétudes ne s’étendent, sur le Canada, le Groenland, Cuba… « Depuis plusieurs années maintenant, nos organisations s’élèvent contre les exactions en Ukraine ou en Palestine. Alors, évidemment, là aussi, on ne change pas notre boussole, ce néo-colonialisme doit cesser » poursuit-on.
Cette démonstration constituerait-elle aussi un soutien au régime post-chaviste, contesté jusqu’à Besançon, où la diaspora s’était mobilisée le 28 septembre 2024 ? « Dénoncer l’agression de Trump, ce n’est pas soutenir Maduro. Nous avons des réserves concernant ce régime, c’est évident. Mais c’est aux populations de pouvoir décider de leur destin, de manière libre et souveraine. Les menaces, embargos, bombardements, kidnappings, prises de contrôle, extorsions, a fortiori sous des prétextes fallacieux de narcotrafic ou d’instabilité, ce n’est pas possible ! Ce qu’on demande, c’est que l’Organisation des Nations Unies fasse son travail » souligne auprès de nous Séverine Véziès.
Illustration d’en-tête : Aperçu du rassemblement à Besançon, ce lundi 5 janvier 2026 à 18h00 place Louis Pasteur.
