« La rue est aussi à nous »

C’est sur un axe emblématique qu’ielles se sont réuni·e·s ce samedi, pour une manifestation un peu particulière. Près de deux cents vélos, tricycles et autres attelages ont en effet pris place pont de la République, occupant la piste sécurisée de toutes les controverses. Un aménagement opéré sous le mandat d’Anne Vignot, critiqué par la droite et le centre qui y voient le symbole d’une politique « verte » au détriment d’un « tout-voiture » qui reste la norme dans ce camp. L’occasion pour les protestataires, la plupart craignant que la ville ne bascule dans cette vision aux prochaines échéances municipales, de rappeler qu’il existe un réel attachement de la population aux transports individuels et collectifs doux, souhaitant maintenir le concours des pouvoirs publics en ce sens.

Si beaucoup tenaient ainsi à souligner les avancées engagées par la majorité élue en 2020, d’autres estiment que la mairie aurait pu aller plus loin. Au micro de « l’Association Vélo Besançon » (AVB) et « d’Alternatiba », les réserves se sont voulues feutrées, mais quelques revendications furent néanmoins exprimées : doublement des investissements globaux pour monter de 16€/an/riverain·e à 30€ comme dans d’autres pays, planification d’une continuité des voies cyclables, notamment rue de Belfort, ou soutien aux activités réalisées par « les Manivelles » en difficulté financière… Un message clair, s’ajoutant aux slogans, banderoles, pancartes, dont une exposant « la rue est aussi à nous » avec figuration de divers·e·s usagers/usagères en effet souvent mal-considéré·e·s.


Illustration d’en-tête : Aperçu de la mobilisation, qui s’étendait sur la totalité du pont de la République.