Les membres d’un syndicat étudiant dénoncent des « violences politiques », après avoir décollé une affiche de Ludovic Fagaut
Alors que les tensions entre Ludovic Fagaut et Anne Vignot sont à leur paroxysme, les esprits s’échauffent particulièrement quant à la propagande électorale. À quelques jours d’un second tour annoncé comme très serré, les campagnes promotionnelles deviennent le théâtre d’oppositions parfois physiques. Hier matin, autour d’un panneau « d’affichage libre », situé au niveau de l’UFR-SLHS rue Laurent Mégevand, une altercation aurait ainsi éclaté, entre les membres d’un syndicat universitaire et deux individus. Un incident parlant, mais qui s’inscrit dans des pratiques militantes martiales extrêmement préoccupantes.
C’est une adhérente de « SUD/Solidaires Étudiant·e·s » qui a donné l’alerte, celle-ci rapportant avoir été victime d’une « agression ». Il est 10h15 ce mercredi 18 mars, quand elle approche, seule, d’un « spot » connu de la faculté de lettres. « Je suis passée par là pour me rendre à mes cours, voyant qu’un visuel pour Fagaut était apparu, j’ai entrepris de le retirer. Il n’était pas placé sur un dispositif officiel couvert par la loi, ce type de support permettant justement d’agir à sa guise. Je n’ai jamais caché mon hostilité à ses idées, que ce soit son positionnement relatif au mariage pour tous ou ses envolées sécuritaires. Alors, j’ai commencé à enlever cette affiche » nous relate l’intéressée.
Deux cinquantenaires seraient sortis d’un véhicule garé à proximité, pour la prendre à partie. « J’ai tout de suite pris des coups au torse par l’un d’eux, heureusement trois personnes tierces qui ont vu la scène se sont interposées. Mis face à ses pratiques inadmissibles, le duo confirmera être à l’origine du collage tout en affirmant n’être que de simples électeurs de Ludovic Fagaut. Ils sont ensuite retournés dans leur voiture, continuant de surveiller le secteur pendant un long moment » poursuit-elle. Via une publication sur « Instagram », son organisation s’emporte contre de véritables « violences politiques ». Bien que choquée, la protagoniste n’entend pas déposer plainte à ce stade.
Si la situation décrite est d’une exceptionnelle gravité, d’autres témoignages remontés au média « le Ch’ni » corroborent des pratiques tout aussi intrigantes. « Ce déroulé, il correspond à ce que j’ai constaté mercredi à Planoise. Vous avez une équipe qui passe pour couvrir la virole en face de chez moi puis qui campe devant, expliquant aux gens approchant de trop près qu’il serait interdit d’y toucher. Ce jour là entre 09h00 et 18h00, je n’ai pas cessé de les voir. Sans même parler du stationnement, ça fait très milice privée je trouve » décrit par exemple un habitant, vidéos à l’appui. Contacté·e·s hier soir, les gestionnaires de « Ensemble Besançon Avance » n’ont pas donné suite à nos questions.
.

La liste de « Ensemble Besançon Avance » s’élève contre « une campagne de calomnies et d’intimidations des soutiens de Madame Vignot »
Dans un communiqué publié ce jeudi 19 mars en fin d’après-midi, les partisan·e·s de Ludovic Fagaut indiquent être pris pour cible par leurs adversaires :
Il est ainsi relayé : « Stop à la campagne de calomnies et d’intimidations des soutiens de Madame Vignot ». Depuis lundi, les soutiens de Mme Vignot se livrent à une campagne calomnieuse et nauséabonde à l’encontre de notre liste d’union de la droite républicaine, du centre, de la société civile et de la social-démocratie. Ces attaques, d’une violence verbale extrême qualifient nos candidats et nos familles de fascistes, racistes, islamophobes et homophobes. Ces propos diffamatoires sont profondément indignes.Certains de nos soutiens font également l’objet de pressions inacceptables : appels téléphoniques anonymes, intimidations, diffusion d’informations diffamatoires par SMS et sur les réseaux sociaux. Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces méthodes qui n’ont rien à voir avec la démocratie et le respect du pluralisme. Cette campagne violente de calomnies et d’intimidation doit cesser immédiatement. Nous ne laisserons pas la rumeur, la peur et l’intimidation véhiculées par l’extrême gauche ternir le débat d’idées. Des plaintes seront déposées.
Notre liste demeure profondément attachée aux principes républicains, à la modération et au respect de chacun. Nous dénonçons une inversion totale des valeurs. Il convient de rappeler que c’est bien Madame Vignot qui s’est alliée à La France Insoumise, formation politique classée à l’extrême gauche. Notre seule préoccupation est le quotidien des Bisontines et des Bisontins. Notre engagement demeure celui du débat d’idées, de la défense des valeurs républicaines et du respect dû à chaque citoyen ».
. .
.
Illustration d’en-tête : Aperçu du panneau d’affichage litigieux, rue Laurent Mégevand.
