Droits des animaux, artificialisation des terres, grève des transports… À Besançon, un nouveau samedi de mobilisations

Sensibilisation à la cause animaliste, lutte contre les grands projets, nouvelle grève des transports en commun et retour des gilets jaunes dans leur fief… Petit aperçu des quelques mouvements sociaux de ce samedi à Besançon.
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Une future municipalité antispéciste ? À partir de 14h00 place du Huit-Septembre 1944, les militant·e·s de l’association « L214 » se sont montré·e·s particulièrement visibles. Celleux-ci souhaitent encourager les responsables politiques dans l’adoption d’une charte, instaurant quelques mesures animalistes concrètes au niveau de la mairie. Si des échanges « appuyés et constructifs » ont pu être réalisés avec Ludovic Fagaut (« union de droite ») et Éric Delabrousse (« union du centre »), seules Anne Vignot (« union de gauche ») et Séverine Véziès (« la France Insoumise ») se sont pour l’instant clairement prononcées en faveur des différentes propositions formulées.

Devant l’hôtel de ville, les militant·e·s de l’association « L214 » entendaient interpeller élu·e·s et habitant·e·s.

À l’est, pas de trêves contre les grands projets. Sous l’égide du comité local « les Soulèvements de la Terre » (SdlT) aidé par d’autres partenaires, une campagne d’affichage était organisée dans l’après-midi en opposition aux « ZAE » de Marchaux, Marnay et Ruffey-le-Château et leurs quelque soixante-dix hectares d’artificialisation des sols. « Dans un contexte d’élections municipales, nous souhaitons rappeler et visibiliser les enjeux agricoles et naturels sur ces trois zones » précisent ainsi les activistes, égratignant les décisions du « Grand Besançon Métropole » cela notamment « alors que nous devons atteindre le Zéro Artificialisation Nette (ZAN) en 2050 ».

Exemple d’une banderole déployée par « les Soulèvements de la Terre », proclamant « qui sème le béton aura la dalle ».

Tram/bus et ronds-points. Comme nous l’évoquions le 24 janvier lors d’une première journée d’action, certain·e·s cadres essentiel·le·s du réseau « Ginko » réitèrent leur mouvement de grève ce samedi. Les salarié·e·s protestent en effet contre une réorganisation du service, un dialogue rompu avec la direction ainsi qu’une vague de répression visant les contestataires. Si le trafic n’était pas perturbé en journée, il sera en revanche interrompu à partir de 20h00. Enfin, sans varier depuis le 17 novembre 2018, une vingtaine de « gilets jaunes » se sont retrouvé·e·s ce matin, sur le giratoire de Chalezeule, toujours en fer de lance contre la politique menée par Emmanuel Macron.


Illustration d’en-tête : Exemple d’une banderole déployée par « les Soulèvements de la Terre », proclamant « nature à préserver ≠ vide à combler ! ».