Pergaud, Pasteur, Haag, UFR-SLHS… À Besançon, lycéen·ne·s et étudiant·e·s mobilisé·e·s

Dans le cadre d’une journée nationale de grèves et manifestations du service public qui doit culminer avec un cortège à 13h30 sur Révolution, plusieurs établissements scolaires ont été spontanément bloqués par leurs élèves. C’est, sans surprise, le cas de l’université Marie et Louis Pasteur, en particulier l’UFR-SLHS avec les sites Mégevand, Canot ainsi que la présidence rue Claude Goudimel. Mais, aussi, des lycées Louis Pergaud et Louis Pasteur, érigés en fers de lance, et plus sommairement de Jules Haag. Si, globalement, la mobilisation se déroule bien, la présence policière était toutefois particulièrement forte, après les tensions la veille en Île-de-France.
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« Les flics étaient dépêché·e·s dès l’aube, afin de veiller à ce que les entrées soient accessibles. Avoir des uniformes qui interviennent jusqu’à l’intérieur de l’établissement, c’est une première » témoigne ainsi un enseignant de Pergaud syndiqué à la « FSU ». Une visibilité qui n’a pas empêché l’élévation de barricades aux points stratégiques, alors qu’une dizaine de protestataires escaladaient le petit kiosque pour haranguer leurs camarades. Les mêmes scènes se sont réitérées sur Pasteur, comme un bis repetita du 15 septembre. À la montée de l’extrême droite et au génocide en Palestine, les mots d’ordre, initialement axés sur le manque de moyens, ont été surpassés par les images de violences venues de Paris.

« Il y a une répression des mouvements de jeunesse, on compte une centaine d’arrestations et des blessures sérieuses dont un tir tendu et à bout portant au MP7 cougar dans la tête. Forcément, la colère s’est répandue » reconnaît un membre de « l’Union Syndicale Lycéenne » (USL). Reste les fondements plus profonds de ce soulèvement, complémentaires aux centrales qui ont fait de la revalorisation des salaires leur leitmotiv. Davantage de recrutements et hausse des budgets pour l’éducation et la santé, abrogation des textes prévoyant la suppression des APL et l’augmentation drastique des frais de scolarités pour les extra-communautaires, suppression de la filière « Parcoursup », formant les lignes les plus palpables.
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« Il y a aussi tout un tas de revendications concrètes qui s’y ajoutent, comme l’application des mesures de la convention citoyenne sur le climat, la rénovation thermique des bâtiments publics, l’instauration d’un repas végétarien équivalent à celui avec viande en protéines, ou encore la rédaction d’une charte des droits des lycéen·ne·s par et pour les concerné·e·s. Sans oublier ce qu’exprime chacun·e, ici on a une pancarte pour sensibiliser sur l’islamophobie liée au port du foulard. Occupez-vous de nos profs pas de nos voiles, c’est une façon de s’opposer à cette traque morale qui revient comme pour mieux masquer les fonctionnaires qui n’en peuvent plus et les murs qui se cassent la gueule » achèvent divers·e·s représentant·e·s.
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Toufik-de-Planoise
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Illustration d’en-tête : Aperçu du blocus au lycée Louis Pergaud – Crédit : Toufik-de-Planoise.