Les opposant·e·s à « l’éco-quartier des Vaîtes » donnent de la voix

Hier en fin d’après-midi, une cinquantaine d’opposant·e·s à « l’éco-quartier des Vaîtes » étaient réuni·e·s place du Huit-Septembre 1944. Toutes et tous attendaient l’arrivée des élu·e·s devant l’hôtel de ville, qui accueillait d’ailleurs son dernier conseil municipal avant les échéances des 15 et 22 mars. L’occasion de rappeler les revendications tenaces qui demeurent à ce sujet, à défaut d’une franche adhésion, puisque la majorité de gauche ne cache guère sa vision des choses sur la question. Au centre et à droite, l’urbanisation est également souhaitée, mais sur des bases « révisées ». La modification du « Plan Local d’Urbanisme » (PLU) a finalement été adoptée sans unanimité, ouvrant la voie à cette future « Zone d’Aménagement Concertée » (ZAC).

Même revue à la baisse, la construction de quelque six cents logements et d’une nouvelle école se heurte toujours à une importante résistance populaire et politique. Aurélien Laroppe, adjoint à l’urbanisme, n’a pourtant pas manqué de présenter ses arguments, reprenant longuement les chiffres et éléments qui, selon lui, démontrent la nécessité et la viabilité du projet, entre demande croissante de bâti, proximité de transports écologiques – ici le tramway -, besoin d’infrastructures scolaires, ou manque d’alternatives renforçant autrement l’étalement urbain. Si une « participation publique » a été organisée avec environ trois cents retours, il n’en retient toutefois que des discussions sur le cadre, sans remettre en cause le projet lui-même.

Une position tancée par l’opposition, dont Ludovic Fagaut, qui a voté contre avec neuf de ses collègues. Tout en précisant vouloir de « l’habitat raisonné », celui-ci exposait, par exemple, un taux de désapprobation supérieur à 80 % quant aux présents desseins. Ce que ne conteste pas Aurélien Laroppe, qui relativise une grogne jugée intrinsèque à tout programme d’édification. À l’extérieur, les manifestant·e·s, emmené·e·s par l’association « Jardins des Vaîtes » et ses partenaires, ont réitéré leur refus de toute concession. Défense des terres maraîchères, consécration d’un îlot de fraîcheur, préservation de la biodiversité, formant autant de réserves pour acter un recours gracieux à ce « PLU » qui vient donc d’être entériné. Pour l’instant.


Illustration d’en-tête : Aperçu du rassemblement par les opposant·e·s à « l’éco-quartier des Vaîtes », mardi soir place du Huit-Septembre 1944.