« Le Bisoncon », un nouveau site d’actualités parodiques qui compte secouer le Landerneau
Le site est à peine achevé depuis mi-août, mais déjà les premiers articles ont obtenu leur petit succès sur le web et les réseaux sociaux. Annonce d’un sacrifice d’élu·e·s communistes pour retrouver la pluie, piscines municipales qui devront désormais être alimentées en eau par les usagers/usagères, horloge florale de la gare de Besançon-Viotte devenue un monument visible depuis l’espace… C’est peu dire que « le Bisoncon » exploite à fond la fibre « satirique, parodique et humoristique », le tout avec l’ambition de « mettre en lumière nos Concitoyens » en apportant « une information locale totalement inutile lorsque les circonstances l’exigent ».
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Singer les puissant·e·s et incongruités de ce monde en reprenant les codes d’un milieu journalistique hors-sol, c’est déjà une vieille tradition. Certes, renouvelée à l’ère du numérique, « le Gorafi » ayant ouvert la voie, dans les années 2010, à toute une série de déclinaisons locales. Dans cette catégorie, on retrouvait, par exemple, « le Bison Teint », de 2010 à 2014, blogueur aussi déconneur que piquant, ou « l’Écho de la Boucle », apparu en 2014, dont l’art en a piégé plus d’un·e, en sommeil depuis 2023. Sur certaines plateformes, encore, on retrouve des pages analogues, comme « mêmes bisontins » ou « Popol Bisontine » via « Instagram ».
C’est dans ce foisonnement que les responsables puisent leur modèle, avec encore beaucoup de déférence : « On reste modestes : pour nous, la référence absolue de la parodie bisontine reste L’Écho de la Boucle. Mais comme le site semble malheureusement en sommeil depuis quelque temps, on s’est dit qu’il y avait peut-être une petite place pour reprendre le flambeau » nous explique ainsi un membre de la rédaction. Le tout dans un anonymat strict comme pour ses camarades, afin d’éviter toute interférence néfaste et ainsi que le permet « l’article 1-1 II de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique ».
Concernant le flux et la ligne éditoriale, le contenu sera surtout alimenté en fonction des petits et grands tracas locaux. L’occasion toutefois de traiter de sujets parfois plus profonds qu’il n’y paraît, mais toujours avec sarcasme, distance et dédramatisation. Comme avec la sécheresse pouvant amener au burlesque, lorsque l’humain permet une dimension infiniment cocasse, extravagant ou burlesque. « Pour le projet, l’idée est toute simple : de l’actualité locale, beaucoup d’absurde, un peu de politique, et surtout ne jamais trop se prendre au sérieux. Et à Besançon, il faut reconnaître que la matière ne manque pas » précise encore notre interlocuteur/interlocutrice.
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Toufik-de-Planoise
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Illustration d’en-tête : Aperçu du visuel utilisé pour le dernier article paru dans « le Bisoncon », une (très mauvaise) figuration par intelligence artificielle de l’horloge florale de la gare de Besançon-Viotte et de la capitale comtoise depuis l’espace – capture d’écran.
