Besançon : jusqu’à 1 500 manifestant·e·s à la manifestation intersyndicale

Au départ à 14h00 parking Battant, les habitué·e·s s’inquiètent : « Il n’y a personne, est-ce que ça signe la fin du mouvement ? » lance une historique de la « CGT ». Une interrogation d’autant plus lourde que les blocus ont été modestes ce matin, seuls les sites de Louis Pasteur, Louis Pergaud, Victor Hugo et l’UFR-SLHS ayant été mobilisés, parfois brièvement. L’intersyndicale ne s’attendait donc certes pas à la manifestation de l’année, mais tenait à ce point d’étape en soutien aux revendications lycéennes, étudiantes, jeunes, mais également professionnelles et retraitées. Alors que les minutes passent, le contingent s’est toutefois progressivement gonflé des retardataires..

Aperçu du cortège lors d’une reprise de « siamo tutti antifascisti » avenue Charles Siffert, voiture de tête avec drapeau de la république française déployé et fumigène rouge allumé pont Canot – Crédit : Toufik-de-Planoise et Marius.

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Jusqu’à 1 500 participant·e·s étaient ainsi présent·e·s selon nos estimations, un tiers de moins selon les autorités et un quart de plus pour les militant·e·s les plus enthousiastes. Un large tour du centre-ville a été opéré, passant par la préfecture ou encore le rectorat. Entre les demandes ayant initié ces soulèvements et l’hostilité marquée envers les forces de l’ordre, une convergence s’est opérée avec le slogan « de l’argent dans les lycées, pour pas finir policier, de l’argent dans les facs, pour pas finir à la BAC ». Mais comme pour mieux illustrer la nature très hétéroclite de cette synergie, les reprises de « l’Internationale » répondaient aussi aux tentatives de chanter « la Marseillaise ».

Tout le long du trajet, de nombreuses pancartes étaient visibles. Si certaines reprennent les revendications exprimées lors du mouvement lycéen, notamment sur le manque de moyens dans l’éducation nationale, bien d’autres touchent plus largement aux questions sociales, climatiques, anti-autoritaires, ou étrillent les orientations politiques de Ludovic Fagaut – Crédit : Nadwo et Toufik-de-Planoise.

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Après un sit-in devant le siège d’académie rue Maurice Sarrail, une bonne partie des troupes a pris la direction de l’amphithéâtre universitaire Donzelot afin d’y tenir une assemblée générale. D’autres dates étant d’ores-et-déjà esquissées à cette occasion, comme le jeudi 15, avant les vacances scolaires de la Toussaint, mais, surtout, le samedi 17 octobre, dans la fibre des « gilets jaunes ». Un dernier rendez-vous lancé il y a plusieurs semaines, mais dont l’organisation et la communication ont été assez chaotiques. Si diverses annonces fixaient jusqu’alors les festivités sur Granvelle, nos sources locales confirment que le rassemblement aura bien lieu à 14h00 place de la Révolution.

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Toufik-de-Planoise
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Illustration d’en-tête : Aperçu du cortège, lors d’un arrêt devant la préfecture du Doubs – Crédit : Toufik-de-Planoise.