« Ni oubli ni pardon » : À Besançon, une fresque en hommage à Clément Méric

Mur d’expression bien connu des graffeurs/graffeuses, le site de la Cité des Arts accueille régulièrement des œuvres temporaires engagées. On se souvient, par exemple, d’une reprise de « la liberté guidant le peuple », en pleine réforme des retraites. Le samedi 6 juin, une nouvelle fresque était ainsi réalisée par un·e artiste qui, cette fois, a préféré ne pas signer ni revendiquer son geste ; un hommage à Clément Méric, militant antifasciste tué par des néonazis le 5 juin 2013 à Paris.

À l’époque, l’émoi suscité avait été particulièrement fort, y compris à Besançon où, depuis, des marches sont organisées chaque année afin d’honorer sa mémoire et de porter ses luttes. C’est par extension que le « Comité pour Clément », à l’initiative du « Besac Antifa Fest », avait d’ailleurs été lancé courant 2024, reprenant et amplifiant cette date symbolique. Au moment où les bombes de graff’ parlaient, l’évènement concluait sa seconde édition, avec cortège et village en centre-ville.

Le slogan « ni oubli ni pardon » s’affiche ainsi en grandes lettres, expression d’une volonté résolue de combattre l’extrême droite, entre lesquelles émerge le visage du jeune homme, ainsi que le message « Clément présent ». Alors que, jusqu’à ce jour, une peinture de Nacle sur l’affaire Lyhanna était menacée par la mairie, gageons, cette fois, que l’idéologie ne l’emporte pas sur la liberté, les pouvoirs publics ne pouvant, en principe, que difficilement justifier la censure visant un espace dédié.
.

Illustration d’en-tête : Aperçu général de la fresque.