À Besançon, jusqu’à 1 800 manifestant·e·s à la marche pour le climat

Ielles étaient jusqu’à 1 800 selon « Alternatiba », seulement 1 350 d’après les autorités. Ce qui est certain, c’est qu’il y avait du monde ce samedi 26 septembre à la « marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale ». Une bonne part des références politiques et syndicales, beaucoup de familles, quelques jeunes également. Ces derniers étaient assez présent·e·s en tête de cortège, donnant de la voix à des slogans intersectionnels autrement timides. Une déception chez les militant·e·s les plus engagé·e·s, pour qui l’équilibre entre massification et endogamie reste encore compliqué. « Parfois les discours étaient convenus voire attrape-tout, il n’a pas été question d’antispécisme ou de convergence antifa par exemple » regrette une altermondialiste. Mais après les prises de parole aux Glacis, le défilé n’a pas manqué de mieux tenir ses promesses.
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Quelques pancartes ne mâchaient pas leurs mots, comme celle-ci : « Action ou méchoui de patron – PS : La seule viande qui ne fait souffrir ‘personne’ » – Crédit : Toufik-de-Planoise.

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« Fin du monde – fin du mois – même combat » pouvait-on ainsi largement lire et entendre sur toute la journée, démontrant une réelle volonté d’associer le social à l’écologie. « On a peut-être encore parfois du mal à l’expliquer, entre, il est vrai, un certain folklore chez certain·e·s, mais aussi les caricatures quotidiennes, émanant des climato-sceptiques. Mais la question des ressources, elle est essentielle y compris à Besançon. On l’a vu avec l’eau cet été, pas mal de gens pensent que c’est un problème lointain alors que c’est un enjeu majeur dès aujourd’hui. Cet approvisionnement, ça implique des réalités environnementales, bien sûr, mais aussi une notion de partage, donc forcément un anticapitalisme et un anti-impérialisme affirmés, quand on connaît les captations dévorantes de multinationales ou d’états autoritaires » expose un étudiant proche des « Soulèvements de la Terre ».
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Pendant le trajet, des banderoles thématiques étaient déployées. A Canot, elle proclamait : « Un logement vivable pour tous » – Crédit : Toufik-de-Planoise.

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Certes, un gouffre idéologique et pratique subsiste, des sociaux-démocrates aux autonomes, des rangs d’Anne Vignot à l’association « Jardins des Vaîtes »,
mais, sur place, tout le monde semble s’accorder sur le besoin d’une société plus juste qui ne pourra advenir des pouvoirs en place. Aux pancartes, égratignant la ministre Annie Genevard, la « loi Duplomb » ou l’entreprise « Total », répondaient les messages disséminés durant le parcours, de l’horloge florale portée par Ludovic Fagaut, aux rénovations thermiques municipales, en passant par l’usage du pont de la République. Preuve néanmoins que le travail d’organisation reste perfectible, l’assemblée, tenue à la fin parc Micaud, n’a attiré que quelques dizaines de fidèles. Pas de quoi saper l’enthousiasme ambiant, d’autres dates étant programmées pour « peser sur les décisions de demain ».

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Toufik-de-Planoise
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Illustration d’en-tête : Aperçu du cortège, au niveau de la rue Antide Janvier – Crédit  : Toufik-de-Planoise.