Un appel à des « grèves et manifestations massives » ce mardi sur Besançon

Ce mardi 6 octobre, une large part des syndicats professionnels, étudiants, lycéens, collégiens, ainsi que de multiples organisations de jeunesse, partis politiques et autres collectifs ou associations appellent à une journée de mobilisation générale à travers des grèves et des manifestations. Après une première marche le 29 septembre, il s’agit d’accompagner et d’amplifier le « soulèvement lycéen » qui s’est parallèlement engagé ces derniers jours contre le manque de moyens et d’écoute dans l’Éducation nationale. Une intersyndicale appelle donc à la convergence sur Besançon, afin de prendre part à un cortège commun et déclaré. Mais dans un contexte devenu insurrectionnel, les perspectives ne devraient pas se limiter à une simple date feutrée.

Parfois accusées d’avoir initialement déserté le terrain et de maintenant récupérer le mouvement pour le canaliser selon des modalités éloignées de la rue, les centrales marchent sur des œufs. Elles tentent néanmoins de s’impliquer le plus concrètement possible dans cette synergie qu’elles n’avaient effectivement pas vu venir, proposant ainsi une mobilisation nationale aujourd’hui déclinée sur la capitale comtoise. Laquelle va se matérialiser par une déambulation officielle dans le centre-ville, avec un rendez-vous fixé en ce sens à partir de 10h00, parc des Glacis. Mais, sans attendre, une volonté de reprendre les « blocages sauvages » dès lundi s’expose sans filtre, ainsi que le proclament des publications particulièrement virales sur les réseaux sociaux.

Si l’implication d’établissements privés, professionnels ou ruraux était déjà le signe d’une ampleur inédite, l’extension aux étudiant·e·s, qui n’est qu’une formalité concernant l’UFR-SLHS, passe là aussi un cap avec des initiatives au-delà des traditionnels bastions, à l’image d’une assemblée ce 5 octobre à 10h00 au bâtiment pétrologie de l’UFR-ST, à la Bouloie. Alors que les pouvoirs publics espéraient calmer la grogne par quelques mesurettes et une répression inouïe, le cœur de la tempête pourrait donc être devant nous. Une potentielle démonstration de force, tant numérique – ce qui constituerait déjà un désaveux majeur du régime Macron – que dans son expression la plus brute, une confrontation directe au système s’incarnant davantage que par des slogans.

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Toufik-de-Planoise
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Illustration d’en-tête : Aperçu du cortège sauvage le 29 septembre dernier rue Laurent Mégevand, constitué en marge de la manifestation intersyndicale pour la fonction publique – Crédit : Nadwo.