Mouvement lycéen à Besançon : Blocages et nouvelle manifestation ce jeudi

Malgré la pluie, plusieurs établissements étaient de nouveau bloqués ce jeudi matin aux aurores. Les lycées Louis Pasteur, Louis Pergaud et Victor Hugo pouvaient compter sur un soutien étudiant et syndical malgré une présence policière particulièrement importante sur tous les établissements. Un déploiement d’uniformes à l’intérieur de l’établissement pour le Lycée Pasteur, encore une fois, qui s’est fait pour tenter d’appuyer l’entrée de certains élèves, quitte à bousculer celleux bloquant le passage, sans toutefois qu’il n’y ait de tensions. Une situation visiblement attendue, ainsi qu’un courrier électronique de la direction envoyée la veille aux parents d’élèves en atteste, soulignant que « le dispositif d’accueil sera renforcé dès demain matin » cela « afin de permettre à tous les élèves qui le souhaitent d’accéder à l’établissement dans les meilleures conditions ».

Ailleurs, les blocages ont fini par tomber au fil de la matinée. À Victor Hugo, les forces de l’ordre sont intervenues pour déplacer les poubelles et autres objets obstruant le passage et ont empêché le blocage physique des élèves. Du côté de Pergaud, élèves et professeur·e·s ont fini par quitter l’entrée pour investir l’intérieur de l’établissement, débrayant les élèves présent·e·s dans les classes pour finalement occuper l’amphithéâtre du lycée et se lancer dans l’organisation d’une assemblée générale.

Enfin, le lycée Ledoux semble avoir tenté un blocage mais s’est heurté à des personnels de l’établissement réticents, installant un couloir d’accès à l’établissement qui a rapidement découragé les élèves mobilisé·e·s. De son côté, si le site Mégevand de l’université a tardé à ouvrir, il est finalement bien accessible avec un amphithéâtre et une salle mis à disposition. Quoi qu’il en soit, un mot d’ordre a parcouru l’ensemble de ces espaces, par un appel à la manifestation, à 14h00 place de la Révolution.
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Aperçu de l’entrée principale du lycée Louis Pasteur de Besançon, sous bonne escorte policière ce jeudi matin – Crédit : Nadwo.

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Près de mille manifestant·e·s l’après-midi
À l’initiative de l’intersyndicale « CGT Éduc’Action », « Fédération Syndicale Unitaire », « Force Ouvrière FNEC-FP » et « SUD-Éducation », une manifestation était également organisée l’après-midi dans les rues du centre-ville. Un parcours qui se voulait aussi sobre que symbolique, s’agissant d’un aller-retour entre la place de la Révolution et l’ancien rectorat près de Saint-Jean. « Ça a été fait un peu dans la précipitation, mais l’essentiel est qu’une continuité soit là jusqu’aux prochaines dates » admet un syndicaliste. Un défilé plus clairsemé que le mardi précédent, même si il a attiré jusqu’à mille participant·e·s. Avec un cortège de tête lycéen, étudiant et jeune, qui n’a pas lésiné sur les slogans anti-autoritaires et critiquant ouvertement la police.

Mais, à travers les pancartes, le fond des revendications n’en était pas moins toujours palpable, relevant, entre autres, « pas mal éduqués – juste mal écoutés », « pas de futur sans culture », « bouffe mon clito pas mon climat », « les feux de poubelle font peur aux ordures », « Macron – Robin des bourges », « je veux être prof – laissez-moi le devenir », « on veut un avenir pas en finir », « je me fais plus baiser par l’état que ma meuf », « lycéens – étudiants – contre le tri social – génération révolution », etc. Avant la dispersion, les contestataires étaient convié·e·s à rejoindre l’UFR-SLHS Mégevand pour une assemblée générale « afin de décider collectivement des suites à donner au mouvement ». Les 13 octobre, 17 octobre et 5 novembre étant déjà envisagés.

Aperçu du cortège et de différentes pancartes – Crédit : Toufik-de-Planoise et Nadwo.

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Nadwo et Toufik-de-Planoise

Illustration d’en-tête : Aperçu d’une pancarte, lors du cortège de l’après-midi. Celle-ci proclame  « on veut un avenir pas en finir » – Crédit : Toufik-de-Planoise.