« Stop au commerce d’armement avec Israël ! »
Ielles étaient une quinzaine ce matin, posté·e·s à l’entrée de l’usine « Safran » de Planoise-Lafayette. C’est cette enseigne qui a en effet été choisie par « l’Association France-Palestine Solidarité », déclinant une campagne nationale « stop au commerce d’armement avec Israël ! ». « Si un cessez-le-feu a été officiellement signé, le génocide continue encore aujourd’hui à Gaza et en Cisjordanie. Or, certains groupes, y compris à Besançon, fabriquent ou concourent à des pièces essentielles. Aucun char ou avion ne sort d’ici, mais il y a des composants qu’on retrouve dans des systèmes de navigation, des jumelles, des réseaux antimissiles, des moteurs aéronautiques, ou des micro-caméras, qui se retrouvent sur le front » explique ainsi un membre de « l’AFPS ».
Pour ces militant·e·s, une telle implication interroge les responsabilités au regard du droit international. C’est du moins la question posée aux salarié·e·s, beaucoup s’arrêtant pour prendre un tract et échanger quelques mots sur la situation. « Notre objectif ici est de les sensibiliser, afin qu’une prise de conscience s’opère en interne. Comme avec les dockers de plusieurs villes européennes, qui ont refusé de décharger des pièces de fusil destinées à Israël. Même à notre échelle, c’est la preuve qu’on peut faire des choses. C’est un relai citoyen absolument crucial, face à des états et des sociétés qui ne veulent pas bouger alors que le négoce de ces éléments s’avère prohibé dès lors qu’il y a un risque d’usage contre les civil·e·s » poursuit un autre interlocuteur.
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Toufik-de-Planoise
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Illustration d’en-tête : Aperçu du tractage, devant l’usine « Safran » de Besançon-Planoise.
