Dans la région de Besançon, plusieurs stations d’épuration jugées « non-conformes »
Le 30 juillet dernier, le média « Vert » dressait une carte interactive des stations d’épuration « non-conformes » en France. Une vérification s’opérant à partir d’un critère objectif, le respect de normes européennes instaurées il y a plus de trente-cinq ans. Lesquelles commandent le respect de deux critères en particulier, le recueil matériel des eaux usées ménagères ainsi que leur traitement effectif – concernant un certain nombre de substances nocives, dont le taux de concentration ne doit pas dépasser des seuils maximaux fixés au moment du rejet dans la nature.
Reprenant les derniers chiffres publiés en 2024, c’est entre un cinquième et un quart des établissements nationaux qui ne parviennent toujours pas à honorer ces exigences. Une situation alarmante et régulièrement condamnée, qui concerne aussi de nombreux sites en Franche-Comté. Près de la capitale comtoise, si Port-Douvot, Roche-lez-Beaupré, Pouilley-les-Vignes, Busy, ou encore Pugey sont bien évalués, Montfaucon, Fontain, Mamirolle, Amagney, Torpes, Marchaux/Chaudefontaine, se retrouvent ainsi doublement dans le rouge.
En cas de manquements, a priori pas de risques directs pour l’être humain. Mais les conséquences sur la faune, la flore et la biodiversité ne sont pas négligeables, avec l’émergence de vase, la prolifération d’algues, l’eutrophisation des milieux aquatiques, le tout conduisant, in fine, à la surmortalité des espèces. Une donnée qui pourrait alimenter les réflexions et polémiques concernant la qualité du Doubs, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, ayant ainsi interdit la baignade par un arrêté signé le 9 juin, relevant des « risques » notamment « en raison des risques de pollution ».
.
Toufik-de-Planoise
.
Illustration d’en-tête : Carte de l’évaluation des stations d’épuration centrée sur la Franche-Comté, sur la base des travaux réalisés par le média indépendant et écologiste « Vert » – capture d’écran.
