Un (modeste) rassemblement pour le droit à l’IVG

Dans le cadre de la « journée mondiale pour le droit à l’avortement », une mobilisation était appelée ce lundi soir place Louis Pasteur par « l’intersyndicale féministe ». Une cause éminemment importante, qui avait déjà fait l’objet les précédentes années d’une attention particulière, eu égard au contexte international. Mais, en 2026, alors que les enjeux sont plus que jamais vitaux, y compris en France, le milieu militant local semble avoir quelque peu oublié cette date. À peine une petite cinquantaine de participant·e·s étaient présent·e·s, surtout issu·e·s de certains syndicats et partis. Pour les autres, beaucoup ont appris l’évènement à la dernière minute, quand l’invitation n’avait pas été purement omise, à l’instar des organisations de jeunesse, complètement mises de côté.

Reste une réunion plus symbolique que massive, mais qui a le mérite d’exister. Car, ainsi que cela a été brossé lors des discours, la constitutionnalisation de « l’Interruption Volontaire de Grossesse » (IVG) ne règle pas la question des moyens ni les restrictions idéologiques. Entre une historique qui évoquait son combat lors des grèves chez « Lip » et la lecture d’un texte poignant signé Annie Ernaux, une oratrice exposait ainsi comment les mairies passées à l’extrême droite coupaient systématiquement les budgets alloués aux centres médicaux-sociaux. Avant de reprendre le trajet pour le palais de justice afin de réclamer une « loi intégrale » contre les VSS, des cintres, symbole des avortements clandestins passés et actuels dans bien des territoires, étaient accrochés.

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Toufik-de-Planoise
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Illustration d’en-tête : Aperçu de l’accrochage des cintres sur un arbre de la place Louis-Pasteur, symbole des avortements clandestins/illégaux passés et actuels – Crédit : Toufik-de-Planoise.