Pour l’obtention d’une « loi intégrale » contre les VSS, la mobilisation se poursuit à Besançon
Entre soixante-dix et quatre-vingt personnes étaient réunies ce lundi soir devant le tribunal judiciaire de Besançon, réclamant à nouveau l’instauration d’une « loi intégrale » contre les « violences sexistes et sexuelles » (VSS) actuellement en cours d’examen par l’Assemblée nationale. Un appel initié par l’intersyndicale féministe du Doubs suite au séisme de l’affaire Lyhanna, qui s’était interrompu avec les congés estivaux avant de reprendre la semaine dernière. Comme à chaque rendez-vous hebdomadaire, des propositions législatives, des témoignages et des chants ont matérialisé cette société civile qui exige des moyens et des actes de la part des pouvoirs publics.
Si la sociologie est restée plutôt dominée par les seniors issu·e·s de la fonction publique, elle est loin de se limiter à un profil-type. À l’image d’un photographe local, qui s’est finalement décidé à venir avec une pancarte. « J’ai lu quelque part qu’il n’y avait que 4 % d’hommes à ces rassemblements, alors aujourd’hui j’ai voulu inverser les rôles car je crois que c’est aussi de mon devoir d’être là. Ce combat, nous devons également le porter, dans un soutien qui ne se substitue pas aux concerné·e·s ». Conscient·e·s qu’il était nécessaire d’aller plus loin pour briser l’entre-soi et toucher davantage la population, la mobilisation s’est d’ailleurs muée en cortège jusqu’à la place Louis Pasteur.
Dans les discussions, bien des voix évoquaient le carnage de Gy. Un homme a en effet tué sa belle-mère et ses deux enfants, avant de se donner la mort… En procédure de divorce, l’intéressé n’a pas manqué d’exposer les raisons de son geste par des messages et vidéos envoyés à son ex-épouse. Une vengeance innommable, incarnant la définition du meurtre « vicariant ». « Est-ce qu’on aurait pu éviter cela, c’est difficile à dire. Mais on pourrait mieux prévenir, donc diminuer ces phénomènes. Par l’éducation, ainsi que par la prise en charge des victimes et des auteurs/autrices. Il n’y a pas de fatalité, c’est pour cela que je serai présente chaque lundi pour réclamer des mesures » explique une retraitée.
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Toufik-de-Planoise
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Illustration d’en-tête : Aperçu du rassemblement, devant le tribunal judiciaire de Besançon – Crédit : Toufik-de-Planoise.
