« Le Ch’ni » dénonce la saisie du matériel médical d’un de ses journalistes
Avec les soulèvements lycéens puis le mouvement contre la vie chère, votre média local et indépendant a vu ses équipes s’étoffer sur le terrain. Pour « l’acte II » du samedi 24 octobre, nous étions six à arpenter les rues de la ville afin de pouvoir offrir une couverture précise et complète des évènements. Toutes et tous étant parfaitement identifiables pour l’occasion et disposant des documents nécessaires à notre travail, celui-ci ayant pu, jusqu’alors, être accompli dans de relatives bonnes conditions, sans accroches majeures avec les forces de l’ordre. Mais, hier, nous avons déploré un incident, à notre sens suffisamment grave pour le condamner.
Il est 18h15, quand nos journalistes Racoon et AL passent le pont Robert Schwint en direction des Chaprais. Après avoir déjà été contrôlé·e·s et fouillé·e·s à 13h30 sur Battant, ielles doivent se soumettre aux mêmes procédures sous l’égide des gendarmes mobiles qui gardent les lieux. Si un reflux de cortège est passé il y a peu aux abords, la situation est alors parfaitement calme. Pendant que la première décline leur qualité et ne se voit pas demander davantage de justification, le second en est quitte pour l’inspection de son sac. Si ses compresses ne suscitent aucune réprobation, ses dosettes de sérum physiologique sont en revanche saisies sans explications.
Il s’agit pourtant de matériel médical élémentaire, destiné à soulager les irritations notamment provoquées aux yeux par l’effet des gaz lacrymogènes. Une dérive déjà en soit scandaleuse d’ailleurs pour quiconque, mais d’autant plus grave que AL ne dispose pas d’équipements de protection individuelle (casque, masque, lunettes…). En le privant ainsi de ce potentiel traitement, les pouvoirs publics l’ont sciemment contraint à prendre des risques inconsidérés pour sa santé ou à renoncer à l’exercice de sa mission. Nous ne pouvons que dénoncer ce précédent inique avec force, exigeant que les autorités ne renouvellent pas ces pratiques absolument injustifiables.
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La rédaction du média « le Ch’ni »
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Illustration d’en-tête : Aperçu de la rue de la Madeleine saturée par les gaz lacrymogènes, hier à 18h00 lors de « l’acte II contre la vie chère ».
