Après deux ans d’activité, un premier vrai bilan pour « le Ch’ni »
La dernière analyse de la situation datait du 3 janvier 2025, avec déjà, au lancement, des éléments enthousiasmants. Deux ans ans plus tard, qu’en est-il ? Votre média local et indépendant reste toujours aussi piquant que fauché, mais son implantation progresse. Au milieu des difficultés humaines, financières, légales, concurrentielles et pratiques, l’ambition de tenir une référence autonome et exigeante requérait – et requiert toujours – de la ténacité. Chiffres, données, orientations, « le Ch’ni » passe à la loupe de son lectorat.
Avec plusieurs départs pour d’autres postes ou à l’étranger, l’équipe de rédaction s’est resserrée autour de quatre principaux contributeurs : Toufik-de-Planoise, Antoine Mermet et Nadwo, qui gèrent actualités et grands formats, relations et administratif, ainsi que Peha aux dessins de presse hebdomadaires, à la relecture et aux retouches. Si les comtoiseries sont toujours assurées avec constance par Billy Fumey, photo-reportages, chroniques du Lobby et portraits du mois, initialement imaginés pour ouvrir nos colonnes, sont moins repris par des tiers qu’espéré.
Le rythme n’en a pour autant pas été affecté, puisque, depuis le 1er mai 2024, 660 articles ont été publiés, soit plus de six par semaine. Une cadence loin d’être contradictoire avec la recherche de qualité, nombre de dossiers ayant eu un écho notable : dérapages du « collectif Palestine », projet survivaliste néonazi, traitement de l’appel « bloquons le pays », piratage du « CRIJ », influenceur aux penchants identitaires, compagnonnages de la numéro trois d’Anne Vignot, liens numériques d’une colistière de Ludovic Fagaut, compte « Facebook » secret d’un élu lepéniste, etc.
Ainsi que nous le résumions déjà il y a un an, la vision éditoriale n’a pas bougé : « Enquêtes sur l’extrême-droite, analyses des mouvements sociaux, focus sur les questions sociétales, réalités des quartiers prioritaires, marigot politico-médiatique, forment le cœur de thématiques habituellement ignorées, méprisées ou maltraitées, que nous souhaitions aborder sous une ligne résolument libre et issue du terrain ». Afin de maintenir et développer cet idéal, quiconque doté d’une plume et se retrouvant dans ce leitmotiv peut évidemment rejoindre notre staff de bénévoles.
Un travail d’ailleurs bien suivi, passant d’une moyenne de 20 000 visites mensuelles entre le 1er mai et le 31 décembre 2024 à plus de 35 000 du 1er janvier 2025 au 1er mai 2026. Si nous n’avons pas encore obtenu l’homologation « SPEL/CPPAP », dix à quinze donateurs/donatrices nous soutiennent régulièrement pour parer aux dépenses courantes (hébergement site, banque/assurance, matériel son/images et protections, bureautique, adhésion « Syndicat de la Presse Pas Pareille », défraiements, projet de local…). Même modestement, et si vous nous donniez un coup de pouce ?
Notre participation à des évènements externes s’est un peu restreinte, bien qu’étant engagé·e·s au « Besac Antifa Fest » – dont la prochaine édition aura lieu du 1er au 6 juin – et à la manœuvre sur une conférence avec « StreetPress » et « Radio BIP/Média 25 » – prévue le 25 juin – ; si la « rentrée des médias libres » ne s’est pas renouvelée en 2025, nous réfléchissons à de futures suites collectives et pérennes. Pour conclure sur les modes de diffusion, à noter notre indexation dans « Google actualités », l’abandon de « X/Twitter » pour des raisons éthiques et le passage à « Telegram ».
.
Illustration d’en-tête : Accès mobile à un article « du Ch’ni », sur fond de divers journaux comme « l’Est Républicain », « la Presse Bisontine » et « le Canard Enchainé ».
