Le photoreportage du mois : À « No Logo », ceux et celles qu’on ne voit (presque) pas
Le festival « No Logo » avait lieu pour la première fois en Haute-Saône cet été, l’occasion pour plusieurs milliers de festivaliers et festivalières de profiter du célèbre rendez-vous Reggae et Dub, mais pour « le Ch’ni », ce fut le moment rêvé de rencontrer les différentes régies, les techniciens et techniciennes, intermittent·e·s ou non, acteurices souvent oublié·e·s de ces évènements. Retour en photos sur ces personnes de l’ombre, pour pouvoir leur donner, pour une fois, un visage.
.
Il y en a quand même que l’on voit plus que d’autres, les premières personnes à s’occuper du public, du parking jusqu’à l’entrée du festival, en passant par le camping ou le shop, un mélange de différentes régies mais un groupe indispensable à l’orientation et l’information des festivaliers et et festivalières.
.






Indispensable à l’organisation et à la sécurité, la régie écologie était surtout visible par celles et ceux qui résidaient au camping ; distribution de poubelles de tri ou de cendriers de poche avec messages de prévention pour les incendies, ils et elles avaient la tâche, souvent ingrate, de veiller à la propreté du site. Bien après la fin du festival, ce sont celles et ceux qui ont le plus contribué au nettoyage de l’immense site où avait lieu le « No Logo ».







Beaucoup plus côtoyé·e·s par le public, les équipes de bar ont été sollicitées chaque jour, de l’ouverture à la fermeture du site. Avec des formations restreintes cette année, c’était un vrai défi organisationnel et physique pour celles et ceux avec qui les festivaliers et festivalières n’ont pas toujours fait preuve de patience.










Visible à celles et ceux qui y portaient attention, les régisseurs son et lumière ont abattu un travail énorme. Plus au contact des artistes que du public, ce sont pourtant elleux qui ont permis à tout le monde de profiter de la fête et de s’en mettre plein les yeux et les oreilles.








Enfin la dernière équipe que « le Ch’ni » a pu rencontrer : celle du montage. Présentes avant, pendant et après le festival, ces équipes multitâches d’intermittents et intermittentes ont construit, décoré puis démonté l’ensemble de l’évènement. Sur le pied de guerre dès la fin du dernier concert, il était difficile de les voir ou de les croiser pour le public, qui leur doit pourtant beaucoup.











Même pour « le Ch’ni », il n’aura pas été possible croiser tous les acteurs et actrices du festival, bien qu’ayant côtoyé les équipes de communication et d’accueil des artistes, il a été trop compliqué de prendre des photos de tout le monde. De même, l’équipe de sécurité, en partie privée et pour la régie catering, qui a nourri l’ensemble des équipes travaillant sur le festival, mais qui n’était pas accessible malgré son importance. Enfin il y a des postes, à l’ombre de celles et ceux qui sont déjà à l’ombre, que « le Ch’ni » a sûrement croisés mais a ratés. Nous tenons à remercier l’ensemble des personnes rencontrées au « No Logo » pendant les quatre jours de prises des photos, pour l’accueil, le dialogue et les échanges, pour la disponibilité et l’acceptation d’une personne encombrante avec un appareil photo dans leurs espaces de travail. Bientôt, « le Ch’ni » s’attardera à leur donner la voix, pour le moment, il faudra se contenter de leurs visages.
Nadwo
Illustration d’en-tête : Photo d’équipe rangeant le festival dans l’ombre après le dernier concert – Nadwo.
