À la « première fête de Planoise », des réussites et des débats
Ce samedi 12 septembre au parc urbain, Planoise accueillait sa fête annuelle. Un évènement majeur pour les habitant·e·s de ce quartier, dont les 18 000 âmes en font le site le plus peuplé de Besançon. Nombre de familles sont venues profiter des activités proposées, à l’instar de Samia. « Nous vivons sur le secteur polyclinique, donc juste à côté. Je suis venue avec mes deux enfants, on a passé l’après-midi aux différents stands. Il y avait des jeux, de l’art, de la découverte. Puis on reviendra pour le feu d’artifice, à 22h00. Pour les foyers qui n’ont pas forcément beaucoup de moyens financiers ou de locomotion, c’est vraiment l’idéal. Et puis on croise du monde, les voisin·e·s, les commerçant·e·s, les connaissances. En bref, c’est très bien ! ».
Comme cette maman, les avis sont souvent positifs. Escalade, peinture, spectacles étant proposés, gratuitement et pour tout public, par la municipalité, ou ses partenaires, du « club Sauvegarde » à « Pari » en passant par les « CEMEA ». Seul bémol peut-être, pour l’organisation, une participation qui n’est pas vraiment parvenue à aller au-delà des blocs. « La volonté était d’entraîner un afflux qui gagnerait le reste de la ville voire la périphérie. Mais sur nos ateliers, je n’ai croisé que des riverain·e·s. Ce n’est pas faute d’une large communication ou d’un balisage très appréciable, mais c’est difficile d’attirer au-delà des gens du cru. C’est dommage, car Planoise a vraiment du potentiel » reconnaît notamment un interlocuteur.
Pourtant en off, la bonne humeur s’avère nuancée par des coulisses moins avenantes. « Finalement, je suis très contente car tout s’est bien déroulé. Mais pendant un moment, nous étions dans l’incertitude et la colère. Car en juin dernier, nous avons appris que l’édition alors prévue avait été subitement annulée. Quelques jours avant la date, par voie de presse ! Nous ne savons toujours pas quelle est la raison officielle, sinon que le label écoquartier porté par la prédécesseuse de Ludovic Fagaut lui déplaisait si fortement qu’il a voulu en faire table rase. Je comprends que le nouveau maire veuille se distinguer, mais c’est dommage de renier ce qui avait été réalisé et de malmener les acteurs/actrices de terrain » observe une historique.
Une amertume réactivée avec la dernière conférence de presse tenue par l’édile, un média ayant titré sur l’organisation d’une « première fête de Planoise ». « On a lancé le format en 2023, pour rappel. Ludovic Fagaut a une fâcheuse tendance à se réapproprier les réussites d’Anne Vignot, sans jamais reconnaître son apport. Comme si avant lui, rien n’existait ou ne méritait d’être cité » s’étrangle un sympathisant socialiste. Autre source de mécontentement, l’absence de buvettes pour les associations. « On nous l’a refusé, en disant : vous avez des subventions, donc pas besoin de cet apport. On ne crache pas sur ce que donne la mairie, mais c’est loin de couvrir toutes les dépenses engagées » lâche une voix locale.
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Toufik-de-Planoise
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Illustration d’en-tête : Aperçu partiel de la « fête de Planoise », qui occupait une large part du parc urbain – Toufik-de-Planoise.
