Au lycée Victor Hugo de Besançon-Planoise, l’inquiétude monte

Ielles étaient une petite trentaine ce mercredi après-midi, sur l’esplanade Jean Charbonnier qui jouxte le centre Nelson Mandela. Enseignant·e·s, membres du personnel, soutiens divers·e·s, souhaitaient marquer le coup, au cœur du quartier, pour alerter sur la situation du lycée Victor Hugo de Planoise. Un peu de musique, quelques masques, mais surtout beaucoup de mécontentement, que restituent les pancartes réalisées pour l’occasion. « Toutes les filières spécialisées sont en train de disparaître, faute de financements. Grec, latin, italien, sciences de l’ingénieur·e, cinéma… Que ce soit pour les élèves du secteur ou en terme d’attractivité plus large, on s’empêche de viser une certaine excellence qui pourrait profiter au plus grand nombre et surtout à celleux qui en ont le plus besoin » explique Nathalie Faivre, secrétaire académique pour le syndicat « SNES-FSU ».

Autre front récurrent, le manque de moyens. « À effectifs constants, ce sont quarante-six heures qui sautent au total. Conséquences, bien des classes vont se retrouver surchargées, comme en histoire-géographie, en langues vivantes ou en mathématiques, avec, dans ces cours, jusqu’à trente-cinq têtes. Quand on sait d’ailleurs que la plupart sont issues du collège Denis Diderot classé REP+, on trouve d’autant plus dommage que le bénéfice tiré de ces dispositifs soit anéanti par un abandon latent dans ce second cycle. C’est un gâchis terrible, qui nous révolte » complète notre interlocutrice, qui espère une entrevue avec le rectorat. Un cas toutefois loin d’être isolé, d’un rassemblement des profs de Jules Haag le 26 février à la mobilisation sur Jouffroy d’Abbans à Baume-les-Dames le 12 mars. Une offensive générale, alors que trois cents postes sont en jeu dans la région.

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Illustration d’en-tête : Aperçu de quelques manifestant·e·s, muni·e·s de pancarte exposant leurs inquiétudes et revendications quant à la situation du lycée Victor Hugo de Besançon-Planoise.