Après le site de Besançon-Mégevand, la police s’introduit illégalement sur celui de Canot
Le 3 octobre dernier, nous révélions comment, la veille, six agents de police s’étaient introduits illégalement au sein de l’UFR-SLHS Mégevand, afin de traquer des lycéen·ne·s qui y auraient pu y trouver refuge. Un incident inédit qui avait provoqué une importante levée de boucliers, notamment du président Hugues Daussy et du doyen Yohan Sahraoui. Lundi, lors d’une prise de parole, ce dernier avait ainsi affirmé que « la police n’a pas sa place entre ces murs ». Mais en marge de la manifestation de ce mardi, bis repetita. Sur le site Canot, cette fois. Au moins quatre membres de la « gendarmerie mobile » se sont permis de pénétrer au sein du périmètre universitaire, procédant à des contrôles.
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C’est le syndicat « SUD/Solidaires Étudiant·e·s » qui s’en est ému dès hier soir, à travers un communiqué publié sur les réseaux sociaux – vidéo à l’appui. Il est un peu plus de 15h30 quand ses adhérent·e·s resté·e·s sur place découvrent, stupéfait·e·s, l’arrivée d’uniformes. « C’était juste après le départ du cortège sauvage en direction de la place Leclerc, des flics sont arrivés en prétendant avoir été requis pour une soi-disant intrusion. Visiblement, cette définition visait la présence de street-médics et de soutiens divers qui étaient là sous notre égide. Entre deux bâtiments, tout le monde devait justifier d’une pièce d’identité et d’une carte d’étudiant·e. Il n’y a pas eu d’interpellations, mais il a fallu insister pour qu’ils partent » relate par exemple une encartée..
Extrait d’une vidéo, floutée par nos soins afin de préserver les protagonistes et tiers·e·s. On y aperçoit quatre gendarmes mobiles procédant à un contrôle d’identité, en plein site Canot – Crédit : Alerte témoin.
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« Le Ch’ni » a pu obtenir de multiples vidéos, ne laissent aucun doute sur la nature exacte de ces affirmations. « On a refait le point avec les différents responsables, aucune autorisation n’avait été délivrée ici non plus. En quatre jours, c’est donc la deuxième fois que des condés se retrouvent dans une faculté et violent la loi. Après avoir défendu une ‘introduction malencontreuse’ exercée ‘dans le feu de l’action’ et ‘sans volonté délibérée de violer la franchise universitaire‘, que va aujourd’hui inventer le préfet [Rémi Bastille] ? » poursuit notre interlocutrice. Une situation qui provoque consternation et colère, l’assemblée d’hier soir ayant donc été en partie consacrée aux « réponses possibles ». Car si rien n’est fait, combien de fois cela se reproduira-t-il ?
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Toufik-de-Planoise
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Illustration d’en-tête : Aperçu du cortège sauvage de l’après-midi, alors nassé derrière un cordon de police place de la Révolution – Crédit : Toufik-de-Planoise.
