À Besançon, les grèves et mobilisations de la semaine
« La Poste », « Brico Dépôt », Éducation Nationale, CML Bellevaux, Ville/Métropole… Horizon des grèves, mobilisations et inquiétudes sur Besançon.
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Les postiers et postières du site de Besançon-Proudhon sont mobilisé·e·s pour leurs conditions de travail, rapporte « MaCommune.info ». Depuis le 23 juin dernier, une « grève de 59 minutes » est ainsi tenue chaque jour par cinq des six agent·e·s, qui dénoncent suppressions d’emplois et augmentation des missions. Citant le référent de « SUD-PTT » Julien Juif, le journal fait état d’une baisse drastique des effectifs avec 7,5 facteurs/factrices pour gérer la Boucle contre dix-sept il y a encore quelques années ; le tout, avec des charges supplémentaires, comme, en plus du courrier classique, les recommandés, les colis et les imprimés publicitaires.
À l’enseigne « Brico Dépôt » de Besançon-Chalezeule, les salarié·e·s protestent dans le cadre d’un appel national initié par la « CGT ». Ielles étaient ainsi réuni·e·s devant leur magasin hier matin, comme le précise « l’Est Républicain ». En cause, principalement, une « négociation annuelle obligatoire » jugée décevante, alors que salaires et recrutements figuraient justement parmi les principales revendications. Même parfois après des décennies de carrière et alors que les tâches sont toujours plus exigeantes, les faibles augmentations consenties s’avèrent effectivement inférieures aux revalorisations du SMIC et très loin de l’inflation générale.
Alors que l’épisode de canicule pèse sur l’ensemble des travailleurs/travailleuses, l’application de mesures exceptionnelles avance (lentement) dans le débat. Sociétés privées et administrations publiques tentent de tourner en attendant, dont l’éducation nationale. Mais les enseignant·e·s enregistrent jusqu’à 40°C dans certaines classes, une situation intenable, note « France 3 Franche-Comté ». Alors que l’académie a acté la fermeture de plusieurs établissements, les syndicats comme la « FSU » s’élèvent contre un réel manque d’initiative et de décision concernant les pouvoirs publics ; sans toutefois exhorter à user d’un « droit de retrait », pour l’instant.
Lancées au début du mois de juin, les protestations au centre médico-social Bellevaux se sont estompées ; mais la colère subsiste toujours chez les soignant·e·s et centrales « Force Ouvrière » et « UNSA », qui estiment que le contingent de 205 personnes reste nettement insuffisant pour assurer l’accompagnement et les soins gérontologiques des 264 patient·e·s, d’après « Ici Besançon ». Enfin, comme l’expose « Plein Air », les petites mains à la Ville et à la Métropole expriment leurs inquiétudes depuis l’élection de Ludovic Fagaut, lequel enchaîne les remaniements avec, dernièrement, la nomination d’un nouveau « directeur général des services ».
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Illustration d’en-tête : Aperçu des postiers/postières grévistes, le 23 juin dernier – « Fédération SUD-PTT ».
