La porte-parole du groupe néofasciste « Némésis » condamnée pour « diffamation »
Ce vendredi 3 juillet 2026 était rendu le délibéré du procès pour diffamation publique de Yona Faedda, porte-parole du groupe néofasciste « Némésis », envers l’ancienne maire de Besançon, Anne Vignot. La décision du tribunal a été de reconnaître coupable la militante identitaire, une première condamnation pour elle qui, malgré de nombreuses plaintes, n’avais jamais été inquiétée par la justice.
Dans un procès, ayant eu lieu le 27 mai dernier, qui avait vu Besançon attirer bon nombre de représentant·e·s de l’extrême droite locale et nationale, l’avocat de l’ancienne édile avait requis près de 4000 euros en amendes, préjudices et frais de justice. De son côté, la procureure avait sollicité une peine de 175 heures de travaux d’intérêt général ; finalement le tribunal condamnera Yona Faedda à 2000 euros d’amende avec sursis simple, 500 euros de préjudice pour Anne Vignot et 800 euros de frais de justice. Une peine accompagnée d’un rejet d’une nullité soulevée par l’avocat de la défense, alors dernière tentative désespérée d’empêcher le procès et un débat de fond.
Yona Faedda a, dès la sortie de le salle d’audience, annoncé vouloir faire appel de la décision. Une volonté de retourner au tribunal qui interroge, tant cette dernière semble remplie d’animosité à son égard. Après avoir fustigé la procureure, la qualifiant de « vautour » après son procès en mai, il n’aura fallu, aujourd’hui, que quelques minutes dans l’enceinte du tribunal pour qu’elle s’emporte contre des employé·e·s du lieu qui lui demandaient de ne pas filmer à l’intérieur du bâtiment, une altercation courte mais qui a nécessité l’intervention de la présidente du tribunal pour clore les échanges.
Face aux caméras, elle continue ses attaques, évoquant « une justice à deux vitesses » et invoque l’exemple de Marine Le Pen, qualifiée de « salope fascisante » et qui avait été déboutée au terme de son procès. Une comparaison douteuse entre son action d’agitprop et une chronique humoristique, mais qui lui servira à comparer les condamnations de personnalités de différents bords politiques. De son côté, Anne Vignot a félicité cette décision du tribunal et renouvelé son soutien et sa confiance en la justice française, elle se dit prête en cas d’appel. Affaire à suivre donc, si jamais l’appel a bien lieu.
Illustration d’en-tête : Yona Faedda devant les caméras et micros à la sortie du tribunal après sa condamnation.
