Un an après son assassinat, un hommage à Banassa Bamba
Ielles étaient une cinquantaine ce matin place de la Révolution, à l’appel de « l’Association des Étudiant·e·s Ivoirien·ne·s de Besançon » (AEIB). Le temps d’une commémoration dédiée à Banassa Bamba, étudiante assassinée le 1er mai 2025 en région parisienne. Passée par la capitale comtoise pendant quatre ans pour un master, sa disparition avait entrainé une forte émotion dans le milieu universitaire comtois. Un an plus tard, la tristesse et la colère demeurent plus que jamais contre ce sordide féminicide. D’autant plus que le principal suspect, son compagnon de l’époque, au domicile duquel a été retrouvé le corps, est toujours en fuite.
À travers une marche engagée dans le centre-ville, discours, pancartes et slogans entendaient restituer qui était la jeune femme, réclamer à ce que justice soit faite et demander davantage de considération et de moyens concernant le traitement des violences sexistes et sexuelles. « Nous ne sommes pas beaucoup aujourd’hui, mais, le peu qu’on est, restons soudé·e·s et déterminé·e·s. Tant que nous serons présent·e·s, la mémoire de Banassa et la cause qui en découle seront vivantes. Oui, inlassablement, nous nous battrons pour que notre sœur, notre amie, notre camarade, ne soit pas oubliée » exposait par exemple Mariam, qui fut proche de la défunte.
On note la venue de quelques représentant·e·s de la classe politique, dont une figure insoumise, l’ex-maire écologiste Anne Vignot et la communiste Aline Chassagne. Cette dernière était entourée de trois compères du labo de socio/anthropho., la plupart ayant côtoyé Banassa Bamba. Mais en relevant la modestie de la participation, la révolte éclate : « Où est donc passée cette gauche qui exhorte à l’unité, agite l’intersectionnalité et habituellement ne rate pas une occasion de se montrer ? Quand il s’agit de défendre concrètement antiracisme, féminisme et convergence des luttes, visiblement tout le monde a piscine dès lors qu’il s’agit de certains profils… ».
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Illustration d’en-tête : Prise de parole lors du retour de la marche, place de la Révolution.
