Affaire de VSS chez « les Écologistes » de Besançon : une démission présentée au lendemain de nos nouvelles révélations

Seulement quelques heures après avoir repris le fil de nos premières interrogations engagées le 22 mai dernier, les conséquences ne se sont pas faites attendre. Accusé de « violences sexistes et sexuelles » par son ex-compagne en 2024, un cadre du mouvement « les Écologistes » avait bénéficié d’un « classement sans suite » du parquet et d’un refus d’ouvrir une enquête interne par le parti. Mais son maintien à diverses responsabilités avait suscité des réserves croissantes, en particulier chez certain·e·s allié·e·s. Point d’orgue le 5 juin dernier, où des tensions particulièrement fortes étaient ainsi rapportées par nos soins lorsque son nom fut proposé pour figurer comme « grand électeur » dans le cadre des sénatoriales.

Alors qu’une cellule dédiée a entretemps été saisie pour reconsidérer la situation, l’intéressé vient de présenter sa démission. À ce stade, ce retrait ne toucherait que le champ militant et n’affecterait donc pas ses fonctions d’assistant parlementaire auprès de Dominique Voynet. Son courrier de quatre pages a été communiqué ce jour aux membres du bureau exécutif national, du conseil fédéral, du comité politique régional de Franche-Comté, ainsi que du groupe local de Besançon. Une somme d’explications, revenant longuement sur sa vision des choses. Ayant obtenu copie de cette lettre, nous avons fait le choix de la reproduire, considérant son caractère indispensable à la compréhension du débat et à la pluralité des voix.

« Madame, Monsieur,
Par le présent courrier, je vous fais part de ma démission des Écologistes.

Je ne prends pas cette décision de gaieté de cœur. Pendant six ans, je n’ai pas compté mes heures pour faire grandir l’écologie politique, convaincu de la pertinence de notre pensée face à l’urgence climatique et sociale. Conseiller municipal de Besançon, militant de terrain, trésorier des Jeunes Écologistes, puis, plus tard, collaborateur parlementaire : j’ai mené de front ces engagements avec mes études, parfois au détriment d’autres aspects de ma vie personnelle. Je ne le regrette pas. C’était un choix assumé. J’étais fier de prendre part à cette aventure humaine.

Cependant, à l’hiver 2024, une adhérente avec qui j’avais une relation personnelle m’a accusé de faits extrêmement graves. J’ai toujours contesté ces accusations. Afin de préserver une certaine intimité, ce courrier ne reviendra pas en détail sur notre relation mais je me tiens à disposition de toutes celles et ceux qui voudraient en savoir plus, tant sur la nature des accusations que sur ce qui permet selon moi d’expliquer ces dernières, sur fond de troubles psychiques de la plaignante.

Dire que cette période m’a profondément affecté serait un euphémisme. Dès le début, j’ai respecté scrupuleusement les procédures. Suspendu des Jeunes Écologistes (JE), j’ai immédiatement informé toutes les personnes qui devaient l’être, à commencer par la maire de Besançon de l’époque et le président du groupe écologiste au conseil municipal. Du jour au lendemain, j’ai perdu des amitiés militantes chez les JE et me suis mis en retrait de la vie municipale et des activités du parti. J’ai subi cette situation tout en acceptant, au nom d’un principe de précaution, la logique qui la sous-tendait. Convaincu que je pourrais faire valoir mon innocence, j’ai tenté de me défendre du mieux possible dans le cadre de la procédure interne des Jeunes Écologistes.

Quelques semaines plus tard, j’ai appris que cette même adhérente engageait également des poursuites judiciaires contre moi. Les bras m’en sont tombés. Même dans mes pires cauchemars, je n’aurais jamais imaginé vivre un tel enfer. Dépassé par la situation, j’ai sollicité les conseils d’une avocate et consulté un professionnel en psychologie. J’ai été auditionné à deux reprises au commissariat. Là aussi, je me suis défendu, en apportant toutes les pièces nécessaires. Je me revois encore pleurer, encore et encore, face à la violence de cet épisode de ma vie.

Puis, quelques semaines plus tard, j’ai reçu un appel de la commissaire qui m’avait auditionné : « Le procureur a décidé de classer l’affaire sans suite, vous êtes innocent » (oui elle a dit « vous êtes innocent » !), motivant sa décision par l’absence d’élément matériel probant et l’absence d’élément intentionnel. Au mois c’est clair, absence = il n’y a rien. Ce fut un immense soulagement. La justice avait tranché. Je pensais enfin pouvoir respirer.

Sauf que… Alors même que j’avais informé les Jeunes Écologistes de cette décision, l’organisation n’a rien voulu entendre et a choisi de m’exclure. J’aurais pu faire appel, mais je n’en avais plus la force. J’avais tout dit, tout fait dans les règles ; et puis j’avais choisi de démissionner la veille de leur décision d’exclusion (qui ne s’est donc jamais appliquée) puisqu’après un choc aussi violent j’avais perdu l’envie de militer aux JE. L’idée de quitter également le parti Les Écologistes m’a traversé l’esprit, mais je me suis convaincu de rester, de ne pas abandonner les combats auxquels je croyais. Après tout, le parti n’avait pas ouvert d’enquête à mon encontre.

La décision judiciaire de classement sans suite m’a permis, d’un commun accord avec la maire, de reprendre ma place au conseil municipal. Peu à peu, j’ai commencé à retrouver une partie de ma vie. J’ai essayé de digérer cette période difficile. J’ai voyagé un peu, vu des ami.e.s, tenté de me changer les idées, et terminé tant bien que mal le stage de fin d’études dans lequel j’étais engagé.

Puis est venue la dissolution de l’Assemblée nationale. J’ai participé localement à la coordination de campagne de notre candidate. J’ai retrouvé du plaisir à militer et repris goût aux activités des Écologistes. Grâce à notre victoire, la possibilité s’est présentée de poursuivre cet engagement autrement, en devenant collaborateur parlementaire. J’ai hésité, mais je venais de terminer mes études, et un tel poste représentait une opportunité importante pour un premier emploi. Je l’ai saisie.

Je n’avais cependant pas mesuré à quel point cela allait raviver cette affaire que je croyais derrière moi. Je ne pensais pas que ma vie personnelle serait opportunément utilisée pour entretenir des luttes-internes. A la même période j’ai appris que les Jeunes Écologistes souhaitaient que leur décision d’exclusion fasse jurisprudence au sein du parti et que celui-ci m’exclue également.

Au printemps 2025, j’ai découvert qu’un article avait été publié dans le média Reporterre, revenant partiellement sur cette période douloureuse de ma vie et jugeant inadmissible, dans ce contexte, mon recrutement comme collaborateur parlementaire. Peu importait que la justice ait classé l’affaire sans suite et que je continue de clamer mon innocence, la logique semblait être qu’« il n’y a pas de fumée sans feu ». Heureusement, mon nom n’était pas cité et l’article a peu circulé localement. J’ai essayé de surmonter ce nouvel épisode en me réfugiant à nouveau dans le voyage, la randonnée, le vélo, la lecture, l’écriture.

Au bout de quelques mois, l’affaire semblait s’éteindre. Je commençais lentement à me reconstruire et à tourner la page.

Mais ce ne fut, une fois encore, qu’un répit temporaire. Après plusieurs mois de réflexion, j’ai décidé de m’engager de nouveau dans la campagne municipale bisontine de 2026 en tant que candidat. Cette décision demandait une certaine force, car après tout cela, beaucoup auraient compris l’envie de partir faire autre chose. J’y ai sérieusement songé. Mais j’étais trop fier du travail accompli par notre équipe et trop attaché à Besançon et aux politiques menées à l’échelle municipale pour adapter nos villes aux défis de notre siècle. Je ne voulais pas abandonner si facilement.

C’est alors qu’entre les deux tours, l’article de Reporterre a commencé à circuler parmi les militantes et militants de la campagne via un sms très largement diffusé, attaquant ma personne mais aussi la députée pour laquelle je travaille. J’avais l’impression d’être utilisé à des fins de règlement de comptes politique. J’ai parlé ouvertement de mon passé avec celles et ceux qui m’interpellaient à la suite de leur découverte de cette histoire.

Environ un mois après notre défaite, un média local a ressorti une nouvelle fois cette affaire. Mon nom restait anonymisé, mais tout permettait de m’identifier : une photographie, mes fonctions. Ce fut une nouvelle foi difficile à affronter. On me permettra de penser que l’objectif de cet article n’était pas tant d’aborder sérieusement le sujet des violences sexistes et sexuelles – sujet auquel je suis plus que formé – que d’affaiblir politiquement et localement Les Écologistes. Naturellement, cela a provoqué des remous parmi les adhérentes et adhérents bisontins. Je me suis accroché.

Depuis la défaite municipale, je commence à me projeter dans d’autres projets de vie. D’une certaine manière, je suis presque soulagé que beaucoup sachent désormais ce qui m’est arrivé. Ça m’a enlevé un poids. Celles et ceux qui me connaissent me croient, cela fait du bien. J’ai envie de passer à autre chose et je pensais naïvement que s’en était enfin terminé.

Mais le 4 juin 2026, j’ai appris par courriel que la cellule d’écoute du parti « avait reçu un signalement » et « décidé d’ouvrir une enquête », sans plus de motivations. Dans ce même mail on m’annonçait que me serait proposé prochainement « un entretien dont l’objet [sera] d’échanger sur les faits pour lesquels [je suis] mis en cause », sans qu’on ne m’indique les faits reprochés. Quelques semaines plus tard je reçois la convocation. On m’indique, toujours par mail, qu’à l’occasion de cette audition je pourrais « présenter [mes] observations et porter à [leur] connaissance tout élément permettant d’étayer [ma] version des faits (documents, mails, etc.) », sans que, à nouveau, on ne m’informe de ce dont je suis accusé. Comment préparer une défense dans ces conditions ? Où est le respect du principe du contradictoire ?

A la suite de l’ouverture de cette nouvelle procédure, j’ai failli démissionner. J’avais même déjà rédigé la base de ce courrier. Je voulais dénoncer cet acharnement, clamer mon innocence en externe plutôt qu’en interne puisque ces pratiques me dégoûtent, passer enfin à autre chose, tirer un trait sur cette affaire… en quittant donc les Ecologistes, en l’absence d’alternative.

J’ai longuement hésité, mais j’ai finalement résisté à cette tentation. J’ai choisi, dans un premier temps, de ne pas abandonner le combat. D’une part, car je ne voulais pas faire vivre une petite musique du type « il s’en va car il a des choses à cacher » (alors que c’est en vérité un cri de désespoir !) et d’autre part, car c’était trop facile de partir dans ces conditions alors que je reste attaché à ce parti, à ses idées, à ses valeurs, et à nombre de ses militantes et militants.

Le 10 juillet 2026 j’ai donc été auditionné. Une énième fois. Au début de l’entretien mené par la Cellule d’enquête et de lutte contre les VSS du parti, on m’apprend que cette procédure a été déclenchée « à la suite de ma candidature aux municipales » car celle-ci n’aurait « pas plu » à certains et certaines eu égard à la procédure engagée à mon encontre par les Jeunes Ecologistes en 2024, tout en me confirmant plus tard qu’ « il n’y a pas d’éléments nouveaux », autrement dit pas de nouvelles accusations ! Dois-je comprendre que si je n’avais pas été candidat aux municipales en 2026 et que j’étais resté sagement « simple adhérent » du parti, je n’aurai pas été inquiété ? Il me semble en tout cas qu’au regard de la légèreté (euphémisme) de ces motivations, je suis en droit de considérer injustifiée cette nouvelle procédure.

Malgré tout je poursuis sagement l’échange. On me pose des questions que je juge abjectes, par exemple « comment est l’ambiance dans le groupe local des Ecologistes de Besançon, notamment entre les femmes et les hommes ? » ou encore « l’état de santé de la [présumée] victime s’est tout à fait améliorée depuis votre rupture, qu’avez-vous à dire à ce sujet ? ». On me dit, de plus, qu’il n’y a pas lieu de revenir point par point sur les accusations portées à mon encontre car « le rapport d’enquête de 2024 des JE a déjà fait la lumière à ce sujet » et que dorénavant les décisions des JE seront directement transmises aux autorités des Ecologistes pour (vraisemblablement) application parallèle.

Je suis ressorti de cet entretien abasourdi. Je pourrais, je devrais en toute logique, poursuivre la lutte, attendre le verdict avec l’espoir d’une issue positive, déposer un recours dans le cas de contraire…. Sauf que cet espoir je ne l’ai pas. Mon sentiment le plus profond, après cet entretien et après l’expérience de celui précédemment mené par les JE, est que ces cellules ne sont pas capables de reconnaître mon innocence ou ne serait-ce que l’absence de preuve matérielle ou intentionnelle, comme l’a fait la justice en motivant son classement sans suite. Non, j’ai acquis la conviction que ces cellules sont des outils programmés pour exclure. Au nom d’un principe de précaution et par application d’une règle mathématique qui fait de 98% des hommes accusés de violence des coupables, on accepte que les 2% restant puissent être considéré coupable à tort, qu’on détruise leur réputation, qu’on affecte leur carrière et leur vie personnelle. C’est le prix à payer penseront certaines ou certains. Mais ce n’est pas juste. C’est même inadmissible dans un état de droit.

Cette procédure au sein du parti et la façon dont s’est déroulé cet entretien, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Depuis maintenant deux ans (oui, deux ans !), j’essaie de me reconstruire et de tirer un trait sur ce passé douloureux qui affecte aussi fortement que moi mes proches : familles, ami.e.s… Et voilà que tout recommence, presque comme un retour à la case départ.

C’est trop. Fatigué, épuisé, profondément écœuré par tout cela, je décide de démissionner.

Ce courrier est un acte de désespoir, un cri du cœur qui dit : STOP. Stop à cet acharnement. Stop à ce harcèlement. Stop à cette présomption de culpabilité. Je ne veux pas gâcher mes prochains mois en revivant ces auditions qui m’ont fait tant de mal. Je veux être en paix.

Je suis parfaitement conscient que ce texte n’empêchera pas certaines et certains d’interpréter négativement cette décision de démission. A ces personnes, j’aurai énormément de choses à dire mais je me contenterais de les inviter à se remettre profondément en question et à faire preuve d’un minimum d’empathie et d’humanité.

J’ai hésité à écrire ce courrier. J’aurais pu démissionner sans expliquer mes motivations. Mais je veux que cette histoire, qui m’a tant fait souffrir, puisse au moins être utile. Qu’elle permette de questionner et d’améliorer nos procédures internes. Qu’elle conduise à réfléchir à ce que deviennent les principes fondamentaux de justice et de présomption d’innocence dans ce type de situation. Que fait-on des 1 ou 2% qui, comme moi, sont accusés à tort ?

Le parti Les Écologistes défend des valeurs qu’il ne s’applique pas à lui-même dans le cadre de ces procédures. Qu’en est-il de la bienveillance et la non-violence promue ? Qu’en est-il de notre position anti double peine ? Qu’en est-il du droit à l’oubli et à la reconstruction ?

Je ne demande pas à être cru par tout le monde. Je demande simplement que les procédures soient justes. Et que lorsque tout a été fait dans les règles, lorsque la justice (la vraie !) a tranché, même par un classement sans suite, il soit enfin possible de refermer la porte et de continuer à vivre. Un monde juste n’est-il pas, précisément, l’une des ambitions premières de l’écologie politique ?

Je quitte ce parti le cœur serré. En six années au sein des Écologistes, j’ai grandi et énormément appris. J’ai aimé militer pour un monde meilleur. J’y ai fait des rencontres formidables. Mais cette affaire m’a broyé. Je n’ai qu’une vie, et je ne veux pas la passer à consacrer indéfiniment mon énergie à me défendre d’accusations mensongères. Je veux regarder devant moi, plus derrière.

X.

Note : Alors que je m’apprêtais à envoyer ce courrier, je découvre, stupéfait, qu’un énième article a été publié ce 17 juillet 2026, une nouvelle fois dans le média local bisontin Le Ch’ni. Je ne dépenserai pas davantage d’énergie à commenter son contenu, tant ce torchon n’en vaut pas la peine. Il illustre toutefois, une fois encore, l’instrumentalisation dont je fais l’objet. Ces pratiques politiques m’écœurent et me dégoûtent profondément. Comment prendre plaisir à s’engager en politique dans ces conditions ?

Ps : Permettez-moi de vous livrer une recette de pure fiction : si, dans le cadre de luttes internes ou entre partis, vous souhaitez vous débarrasser d’un opposant ou d’une opposante (ou simplement l’affaiblir), rien de plus simple : faites-le accuser de violences sexistes et/ou sexuelles. À défaut, visez une personne de son entourage. Et si une affaire existe déjà, qu’elle soit fondée ou non, instrumentalisez-la. Peu importe que les faits soient vrais ou faux : le soupçon suffira. Vous pouvez être à peu près certain.e de détruire durablement la personne visée. Vous aurez peut-être remporté votre petite bataille politique mais vous n’aurez en rien fait avancer la cause des vraies victimes puisqu’au passage, vous aurez fragilisé leur parole. En effet, en mobilisant les dispositifs censés les protéger pour régler des comptes politiques, vous décrédibilisez ces procédures, vous détournez les moyens d’enquête de situations où ils sont réellement nécessaires et vous retardez la prise en charge de celles et ceux qui ont effectivement subi des violences. Toute ressemblance avec une histoire vraie serait, bien entendu, parfaitement fortuite ».

« Le Ch’ni » tient à apporter les précisions suivantes :
Si nos diverses publications ont davantage examiné les suites et répercussions politiques de ce dossier que l’appréciation des faits eux-mêmes, nous avions évidemment tenté de joindre le mis en cause afin de recueillir ses éventuelles observations. Ne disposant toutefois pas de ses coordonnées personnelles et/ou directes, un message détaillé lui avait été adressé, le 17 mai dernier, via les réseaux sociaux, resté sans réponse. Aussi, un échange parallèle par courrier électronique s’étant alors ouvert avec les responsables du parti, qui s’avèrent également être ses camarades et employeur, il était ainsi demandé, deux jours plus tard, à Dominique Voynet, Anne Vignot, Anthony Poulin et Cécile Prud’homme, si ielles voulaient bien nous renseigner en ce sens :

« J’en profite pour savoir si, par hasard, vous pouviez également me transmettre l’adresse électronique de M. X. s’il en dispose, bien que je ne doute pas qu’il ait été déjà avisé de la situation, mais, même si c’est pour me dire qu’il ne souhaite pas commenter cette affaire, ce que je peux très bien comprendre, il me semble primordial d’au moins lui donner l’occasion de s’exprimer pleinement s’il le veut, considérant que la sollicitation effectuée à son égard, via ‘Linked’In’, reste assez triviale ». Une requête là encore demeurée lettre morte, sans préjudice d’un nouveau contradictoire réalisé le 10 juillet auprès des quatre mêmes protagonistes ; lesquel·le·s étaient donc pleinement informé·e·s d’une parution à venir dès cette date, soit plus d’une semaine avant l’envoi du courrier de démission.

Enfin, notre travail est indépendant d’enjeux ou de calendriers partisans. Ici, il découle d’investigations menées en mai 2025 par « Reporterre » et de débats animés avec leur redécouverte durant la campagne des municipales en mars 2026. Loin des théories du complot qui nous prêtent l’objectif « d’affaiblir politiquement et localement Les Écologistes », rappelons que, sans même lister les pendants revendicatifs, du 8 mars aux récentes mobilisations devant le tribunal, nous avons révélé/traité nombre d’autres cas : suites d’un scandale à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts, soirée « Tanaland », traitement des plaintes à la Gare d’Eau, fête de la musique, accusations visant « le Cercle », menaces de viols contre une élue, « Balance Ton Spectacle Équestre », etc.

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Illustration d’en-tête : Manifestant·e·s écologistes lors de la « journée internationale des luttes des droits des femmes et des minorités de genre » le 8 mars dernier, une participante brandissant une pancarte « in ecofeminism we trust » (« nous croyons en l’écoféminisme ») – capture d’écran « Facebook » page « Jeunes Écologistes »
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