Fonction publique, transports scolaires, pompiers volontaires… À Besançon, un point sur les grèves et mobilisations

Outre une manifestation contre la « loi permis de tuer » et une « marche pour le climat » à prévoir les samedis 19 et 26 septembre, nous avions évoqué hier les mouvements lycéens, étudiants et du secteur santé/social survenus ce mercredi. Une liste toutefois incomplète, puisque bien d’autres mobilisations ont été/sont encore à noter durant la semaine et dans les prochains jours.

C’est le cas de la fonction publique, dont diverses branches comme la recherche et l’enseignement supérieurs étaient déjà impliquées le 15 septembre notamment à l’appel du « SGEN-CFDT ». Mais, surtout, huit centrales appellent désormais à une grève étendue, le mardi 29 septembre, exhortant à des « hausses de salaires » et des « moyens budgétaires à la hauteur des besoins ».

Colère durable également chez des conducteurs/conductrices de bus scolaires périurbains, les salarié·e·s de « Mobilités Bourgogne Franche-Comté » (MBFC) souhaitant obtenir une revalorisation significative de leurs rémunérations. Après avoir déjà exprimé leur mécontentement ces derniers mois, hier, sous l’égide de la « CGT », ielles organisaient un débrayage, renouvelable.

Même contestation latente chez les pompiers/pompières professionnel·le·s et désormais les volontaires, ces derniers/dernières prévoyant une action demain matin « au-delà des différences de statuts » devant le conseil départemental du Doubs. En cause, les paies, formations et matériels alloués aux « SDIS », jugés très insuffisant à la lumière des incendies de juillet-août 2026.

Les agent·e·s de la police nationale se sont aussi insurgé·e·s de leurs conditions de travail, le règlement des heures supplémentaires et le manque d’effectifs, la référence de droite « Alliance » organisant la fronde. Après un premier rassemblement devant le commissariat de la Gare-d’Eau, cinquante uniformes comtois-e-s auraient rejoint le défilé parisien de ce 15 septembre.

Entre les problématiques au collège Stendhal et l’exaspération des postiers/postières qui se poursuit après l’été, les points chauds n’en finissent plus de se succéder dans la capitale comtoise et le pays. Alors que les chasubles menacent de gronder le 17 octobre quant au prix de l’essence et un pouvoir d’achat en berne, une flambée sociale serait-elle en perspective à six mois des présidentielles ?

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Toufik-de-Planoise
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Illustration d’en-tête : Aperçu d’un rassemblement du social/médico-social, le 11 mars 2026 à Besançon – Crédit : Toufik-de-Planoise.