« Ma foi, mon choix » : La nouvelle fresque de Nacle, ode à la liberté de culte
S’il s’était récemment illustré par un hommage poignant à l’affaire Lyhanna, le street-artiste Nacle confirme encore aujourd’hui sa sensibilité pour les sujets d’actualité et de justice sociale. Il y a deux jours, il diffusait ainsi un aperçu de sa dernière œuvre achevée sur un mur de l’ancienne Rodiaceta. Pas de risque qu’une censure municipale n’intervienne cette fois-ci, sur un front qui divise pourtant plus que jamais. Alors que les sondages la donnerait gagnante des futures élections présidentielles, Marine le Pen et le « Rassemblement National » ont bien confirmé qu’en cas de prise du pouvoir leur programme comprendrait la pénalisation du port du foulard musulman dans l’espace public. Une vieille lune de l’extrême droite aux cercles universalistes, qui a susciter un tollé.
Manière de répondre à des antagonismes devenus inflammables, Nacle s’est donc saisi de la polémique en reprenant les bases qui fondent ce pays. Avec les premiers éléments de l’article un de la constitution en filigrane, apparaît ainsi une jeune femme, au regard déterminé, coiffée d’un drapeau de la France, tenant une pancarte frappée des mots : « ma foi, mon choix ». Ainsi qu’il l’a expliqué sur les réseaux sociaux, l’auteur entend surtout défendre des principes qu’il juge déjà inscrits dans notre système de valeur : « Cette fresque ne défend ni une religion, ni une idéologie, ni un vêtement. Elle défend la liberté de chacune et chacun de faire ses propres choix. Imposer un voile à une femme est une violence. Lui interdire de le porter ne lui accorde pas plus de liberté » écrit-il.
Inquiet sur les effets d’une telle prohibition, il poursuit : « Derrière ces débats se pose une question plus large : sommes-nous encore capables de faire société malgré nos différences de croyances, de cultures et d’histoires ? Notre Constitution est claire : République laïque, égalité devant la loi sans distinction de religion et respect de toutes les croyances. La laïcité n’a pas vocation à effacer les religions de l’espace public : elle protège la liberté de conscience et de culte de tous les citoyens. Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité ». Une analyse finalement pragmatique, alors que les études relèvent une explosion des discours et actes islamophobes. Une réalité palpable jusqu’à Besançon, vandalisation de mosquées, agressions physiques et propos haineux défrayant déjà régulièrement la chronique.
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Toufik-de-Planoise
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Illustration d’en-tête : L’œuvre du street-artiste Nacle, intitulée « ma foi, mon choix » – Capture d’écran « Facebook »/publication de Nacle.
