Journée de mobilisation pour les secteurs sociaux et médico-sociaux
À l’abri du soleil brûlant, sous les arbres de l’esplanade des Droits humains, une soixantaine de personnes, venant des secteurs sociaux et médico-sociaux, s’étaient réuni·e·s à l’appel d’une intersyndicale élargie, pour réclamer plus de moyens. Au micro, un militant de la « CGT » fustige des négociations à l’arrêt quant aux revendications d’augmentation des financements et des salaires. Il regrette aussi la remise en cause, dans le département, de la prime « Segur », alors qu’il s’agit d’un soutien financier non négligeable dans ces secteurs toujours sous tensions. « Aujourd’hui, l’État propose des réponses mais ne donne pas les moyens de les rendre possibles, pourtant de l’argent, ils en trouvent quand il s’agit de financer l’armement » déclare un membre du « Comité de Lutte Médico-Social ».
Une autre prise de parole y voit « une remise en question du travail dans les institutions d’aide et de protection de l’enfance qui met en danger aussi bien les enfants que les travailleurs et travailleuses de ces secteurs ». Puis un membre de l’intersyndicale dénonce « la dégradation des conditions de travail et le sous-financement public à tous les niveaux, loin des réels besoins de la population ». Enfin, une dernière personne vient parler du « Comité de Lutte Médico-Social » nouvellement créé, participant à l’intersyndicale et revendiquant la nécessité de « trouver des nouvelles formes d’expression collective et [d’]informer la population du travail fait par les acteurs du social et du médico-social ». Il conclut en appelant à rejoindre la prochaine assemblée générale du comité, le 3 juin, afin d’inscrire cette mobilisation dans la durée. Après cela, un cortège a déambulé jusqu’à la préfecture où une délégation devait être reçue par la Préfet.
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Illustration d’en-tête : départ de cortège en direction de la préfecture – Photo Nadwo
