« Pour Lyhanna et toutes les victimes », un second rassemblement hier à Besançon
Ielles n’étaient qu’une petite centaine à nouveau réuni·e·s ce lundi soir devant le tribunal de grande instance de Besançon. Mais, plus que jamais, la détermination apparaît forte, pour celleux, militant·e·s, habitant·e·s, soutiens, qui veulent maintenant dépasser « l’affaire » judiciaire et médiatique afin d’entrer dans une dimension autrement plus sociale et politique. Une semaine après une première mobilisation dédiée à la mémoire de Lyhanna, « l’intersyndicale féministe du Doubs » invite donc désormais à inscrire cette date de manière plus large et durable.
Chaque lundi à 18h00, au même endroit, ses membres promettent ainsi de continuer le combat. Celui d’une dénonciation de toutes les violences sexistes et sexuelles, passant, selon les participant·e·s, par l’instauration de véritables moyens, ainsi que l’adoption d’une « loi-cadre intégrale » et des préconisations de la « CIVISE ». « Ce sont une centaine de propositions synthétisées en 79 articles, absolument nécessaires pour que les choses évoluent dans le bon sens, mais, aujourd’hui, à peine trois ou quatre ont été promulguées » relate ainsi une adhérente de la « FSU ».
La plupart des dispositions ont d’ailleurs été lues, afin d’illustrer leur pertinence. Pour l’écrasante majorité, du moins. Car, relents d’une idéologie post-soixante-huitarde éculée, on y retrouve aussi un texte abolitionniste, reprenant les vieilles lubies putophobes visant à étendre le délit de proxénétisme à toute forme d’entente ou de solidarité liée au numérique. Après les discours et poèmes, la soirée s’est toutefois achevée par un « hymne des femmes », dit « inclusif », cette fois, preuve qu’il est possible de défendre une cause salutaire sans exclure ou opprimer.
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Illustration d’en-tête : Aperçu d’une partie des manifestant·e·s, criant littéralement leur rage.
