Face à la « loi Duplomb II », une opposition toujours déterminée

Durant l’été 2025, la bataille était déjà féroce entre le gouvernement et les militant·e·s écologistes. Avec la perspective de ré-autoriser deux néonicotinoïdes particulièrement nocifs, une pétition avait en effet été signée par plus de deux millions de citoyen·ne·s. À Besançon aussi, les inquiétudes s’étaient exprimées lors de rassemblements. Le projet retoqué par le Conseil constitutionnel, l’acétamipride et le flupyradifurone avaient été remisées dans les cartons. Une victoire, mais de courte durée. Les molécules controversées viennent ainsi de revenir sur le devant de la scène, toujours via Laurent Duplomb, député « les Républicains », passé par le lobby patronal productiviste « FNSEA » et la holding laitière « Sodiaal ». Provoquant à nouveau des oppositions, réunies ce matin.

Si l’appel émane de l’association « Générations futures Grand Besançon », de nombreuses organisations environnementalistes et paysannes s’étaient ajoutées à la fronde. Environ deux cents protestataires se sont ainsi retrouvé·e·s ce samedi à 10h00 au parc de la Gare-d’Eau, la plupart muni·e·s de pancartes explicites comme « Genevard, Duplomb, Rousseau, et votre clique… le cancer vous dit merci ! ». Car l’enjeu est bien d’alerter sur ce retour législatif certes dérogatoire et limité (pour l’instant) à quelques cultures à travers un ajout porté à la « loi d’urgence agricole ». Alors que bien d’autres critiques fusent, comme le doublement des stockages d’eau et les problèmes de partage que cela entraîne, l’essentiel du débat est revenu sur la nocivité de ces pesticides.

Pour ses détracteurs/détractrices, les effets seront dévastateurs pour l’écosystème, dont les insectes pollinisateurs, la santé humaine ainsi que la viabilité des nappes phréatiques. Alors qu’un vote définitif doit intervenir le 20 juillet prochain, les regards se sont naturellement tournés vers la seule parlementaire présente ce jour. Engagée avec ses allié·e·s sur la question, « l’Écologiste » Dominique Voynet a précisé combien elle comptait lutter dans l’hémicycle et en-dehors. Alpaguant au passage son collègue « centriste » Laurent Croizier qui, l’année dernière, avait déjà adoubé la première tentative de réintroduction, comme le reste des député·e·s comtois·e·s ayant pris part au scrutin. « Si il veut se battre pour le bon sens comme il dit, je l’invite à se prononcer contre ».

La députée « les Écologistes » Dominique Voynet, haranguant la foule.

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Illustration d’en-tête : Aperçu de manifestant·e·s lors du rassemblement à Besançon, incluant des pancartes proclamant
« Genevard, Duplomb, Rousseau, et votre clique… le cancer vous dit merci ! » et « moins de Duplomb, plus de bourdons ».