Dans une note consécutive à l’affaire Lyhanna, le commissariat de Besançon épinglé
C’est une note du 29 juillet dernier, qui fait la synthèse des différentes remontées de terrain sur toute la France. Adressée par le ministre de la justice, Gérald Darmanin, à son homologue de l’intérieur, Laurent Nuñez, un total de douze pages exposent les carences, dysfonctionnements, fautes, au sein de la police et de la justice, quant au traitement des violences physiques et/ou surtout sexuelles sur mineur·e·s. Un texte qui n’avait pas vocation a être rendu public, mais dont le journal « le Monde » a révélé les grands axes dans un article publié le 8 août.
Il ne s’agit pas un audit exhaustif et détaillé, mais le bilan n’en est pas moins extrêmement sévère. Au manque de moyens, principalement en ressources humaines, et aux outils devenus obsolètes, notamment les indispensables pendants numériques, la question de la formation est aussi pointée du doigt. Une problématique qui touche singulièrement la capitale comtoise, seule citée dans cette catégorie : « à Besançon, le rapport révèle la persistance d’auditions de mineurs victimes mal faites, avec des questions fermées ou des observations déplacées ».
Une phrase qui pose un épineux diagnostic. Les réserves concernant la prise en charge des victimes de « violences sexistes et sexuelles » ne sont toutefois pas nouvelles, cet écueil majeur ayant déjà été documenté en 2022 et 2025. À l’époque, seule la Préfecture s’était exprimée sur le sujet : « Dans le Doubs, les fonctionnaires de police sont formés à l’accueil, au sein des trois commissariats du département, des femmes victimes de telles violences afin de les conseiller sur les suites apportées à leur situation individuelle ». Visiblement, il reste encore du chemin.
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Toufik-de-Planoise
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Illustration d’en-tête : Visite de Gérald Darmanin au commissariat de Besançon, le 10 février 2024.
